Deux en un jour ça fait beaucoup... Ca me fait tellement plaisir de revenir...

Je ne sais pas si je pourrais un jour être d'une telle insouciance.
Je ne sais pas si je pourrai m'arrêter à temps pour ne pas tomber.
Je m'accroche trop facilement. Beaucoup trop. A chaque fois je me fais avoir. Et je me fais baiser...

# Posté le dimanche 29 janvier 2006 13:45

Modifié le mardi 03 avril 2007 08:37

Vous y penserez?Allez comprendre pourquoi moi-même je n'arrive pas à me comprendre...?

*
L'amour. C'est ce que tout le monde recherche pas vrai? On y pense, on s'en plaind, on en parle, on en pleure... Une valse insensée de danseurs à moitié fous, accouplés, qui se séparent pour à nouveau former des couples... Ou qui préfèrent rester seuls une minute à regarder les autres tourner dans leurs plus belles robes d'apparat, sous leur meilleur jour...
Mais tout cela semble si futile, tous ces soucis de coeur, quand certains luttent pour leur survie à l'instant même, dans un pays dit "civilisé". Il est presque deux heures du matin et il neige. J'entends le bruit léger des flocons qui se posent délicatement sur ma fenêtre. J'entends le mugissement du vent qui doit être glacé. Le plan "froid extrême" a été déclenché ce matin dans quelques départements. Plutôt que de penser à cette valse d'un autre siècle dans un château en Russie, avant la révolution et le soulèvement populaire, je pense à ceux qui sont dehors, blottis dans une couverture ou un simple manteau, avec un chien comme seul compagnon, comme seule bouillote... Alors que moi j'ai les pieds bien au chaud sous la couette. La chaudière ronronne à l'autre bout de la maison et un convecteur fonctionne à plein régime dans ma chambre. J'écoute de la musique sur mon ipod. Pour ne pas entendre les cris de douleur que je m'imagine et qui me transpercent le coeur? Pour ne plus entendre le bruissement discret mais facilement reconnaissable du froid? Pour couvrir le bruit de la plume qui gratte le papier? Pour couvrir les murmures de la maison endormie, les craquements du bois et les mouvements de ma soeur dans son lit?
La loi du plus fort. La lutte pour la survie.
Les minutes qui s'égrennent lentement rendent chacune leur tour mes paupières plus lourdes. Et je sombre dans un sommeil agité et musical : j'ai oublié d'éteindre mon ipod ><

Et si vous êtes sages un jour je vous raconterai l'histoire d'Antoine... Parce que j'ai retrouvé ce que j'en avais écrit pour me souvenir... Pour définitivement tourner la page... Pour que vous puissiez me comprendre? Ou juste parce que ça me plait tellement de raconter ma vie, après tout.
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# Posté le dimanche 29 janvier 2006 08:22

Modifié le mardi 03 avril 2007 08:37

Vous voyez, c'était court en fait... Il n'y avait plus d'abonné au numéro. Il fut un temps...

Quelqu'un a dit un jour :
"L'amitié est comme une vitre.
Lorsque certaines personnes y voient une tâche,
elles préfèrent briser la vitre, plutôt que de gratter la tâche.
Mais une vitre brisée, même recollée, ne sera jamais aussi belle et forte qu'auparavant."

Si j'en ai vraiment envie. Si j'ai des idées. Si je vais bien. Quand j'irais mal.
Je m'en vais sur la pointe des pieds. Et du bout des ailes. Bon vent.
A tout de suite. A maintenant. A aujourd'hui.
Et n'oubliez pas d'être heureux.
Je crois que je suis toujours égale à moi-même, plus ou moins.

# Posté le samedi 21 janvier 2006 17:07

Modifié le mardi 03 avril 2007 08:37

Et oui c'est ça la dure vie de bloggueur de mes genoux : Find Yourself A Fucking Title

Regarde dans mes yeux. Dans le blanc dans le bleu. Regarde où tu veux. Regarde bien au fond et dis moi si tu vois du mouvement sur la mère pas-si-calme de mon esprit. Y'a-t-il un bateau, prêt à faire naufrage? Y'a-t-il des rides sur l'eau, signe qu'il y a du vent? Y'a-t-il un monstre marin tapi dans les profondeurs, afin de surgir au moment où l'on s'y attend le moins?
J'ai pas envie de travailler. Envie de regarder le monde tourner sans moi. Pouvoir accélérer le temps. Jusqu'à l'année prochaine?
L'impression de n'avoir plus rien à faire ici. D'avoir fait le tour des mêmes batiments et des mêmes vides pendant trop longtemps. L'impression que rien n'en découlera de bon, que ce soit des heures passées à rien faire ou des heures passées en cous. L'impression de... De rien. D'être une coquille de noix vide, avec une petite voile pour faire un bateau. Un petit bateau en coquille de noix qui va couler sur la mer - paisible? - de mon esprit. Trop de dangers sur cette mer. Pas de place pour les vaillants. Dehors les courageux.

Regarder le monde avec les yeux des autres. réfléchissez-y

Mais ça moi j'y arrive pas. Ou difficilement. Même en entendant les gens se plaindre, il m'est souvent impossible de me dire qu'ils ont raison. Souvent je me dis qu'ils pleurnichent pour un rien.
Alors que je suis pire...

Mais vous pouvez pas comprendre
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# Posté le mercredi 11 janvier 2006 14:28

Modifié le mardi 03 avril 2007 08:37

J'aimerais y mettre un de mes secrets. http://postsecret.blogspot.com Mais vous pouvez pas m'comprendre.

C'est en regardant par la fenêtre que je me rends compte à quel point le monde change sans moi. Les saisons passent sans que je m'en rende compte. La nuit et le jour alternent sans que je m'en rende vraiment compte. Les journées se suivent, symétriques. Synonymes. Les années aussi, si on remonte plus loin. Une sorte de succession sans saveur et de plus en plus rapide. De plus en plus d'évènement dont je dois me souvenir pourtant. Des dates, des visages, des odeurs. Des chiffres et des théorèmes. Des gens et des cours. Et c'est comme si tout cela restait caché au plus profond de ma tête et que je ne vivais que des rêves. Tous les jours un nouveau rêve. Qui se ressemblent de plus en plus. Si semblables et pourtant si différents. Quelques petits évènement pourtant ponctuent ces journées. Un mal de dent. Une amie qui pleure. Une amie qui rit. Incompréhension. Des amis qui parlent. Des discussions intéressantes. Et d'autres non. Parfois des blancs. Certains sont plus instructifs que mille mots mit bouts à bouts. Le week end. Longue succession d'heures inutiles mais inévitables. Trouver quelque chose à faire hors de chez moi le week end. Loin du boulot et du sport qui me rebiffe de plus en plus. Trouver un endroit ou me ressourcer. Et de plus en plus je me rends compte qu'en travaillant, quand je fais mes pauses, je mange parce que je n'ai pas cette petite chose à tenir dans ma main, ce petit rien qui fait tout... Qui ferait tant de bien mais qui fait tant de mal. Et je rêve à des univers impossibles et improbables. Mes rêveries éveillées qui me reprennent devant ma brioche aux pépites de chocolat et mon chocolat chaud. Mon champ de blé dévasté par un incendie. Ma maison avec sa cheminée et sa peau de bête saccagée par des vandales. Comme si quelqu'un avait détruit mon univers intérieur... Obligée de tout reconstruire. Un effort cérébral supplémentaire.
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# Posté le dimanche 08 janvier 2006 16:56

Modifié le mardi 03 avril 2007 08:37